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SPÉCIAL RENTRÉE SCOLAIRE – INFORMATIONS GÉNÉRALES

Nombreuses personnes ne savent pas en quoi consiste le bégaiement. Les études indiquent d’ailleurs qu’une des causes secondaires des préjugés liés à ce trouble est l’ignorance6. Voilà pourquoi, pour la toute première infolettre de l’AJBQ, nous pensions primordial de vous dresser un portrait global du bégaiement et des différents aspects que cela comporte. En effet, il est important de démystifier le bégaiement et de mettre en lumière les défis que les personnes qui bégaient doivent surmonter pour une meilleure compréhension d’une plus grande partie de la population. 

Le bégaiement est un trouble de la parole d’origine neuromusculaire qui apparaît généralement entre 2 et 5 ans et qui est caractérisé par des blocages, des prolongements de sons ou de mots, ainsi que des répétitions de sons, de mots ou de parties de phrases3. En effet, des difficultés dans la transmission de l’information du cerveau jusqu’aux muscles affectent la coordination des organes et des muscles servant à produire la parole. Les recherches affirment qu’environ 4 à 5% des jeunes et 1% de la population adulte sont aux prises avec ce trouble de la parole2. Ainsi, dans la majorité des cas, le bégaiement n’est que transitoire pendant l’enfance et se résorbe de lui-même3. La proportion d’individus qui bégaie représente près de 55 000 jeunes et 45 000 adultes, uniquement au Québec. On indique également qu’il y a quatre fois plus d’hommes que de femmes qui en sont touchés.

La cause exacte du bégaiement demeure inconnue à ce jour, mais elle est sans aucun doute multifactorielle. En effet, le bégaiement pourrait être un trouble génétique, mais aussi neurologique3.  Les études affirment que ce n’est pas causé par la timidité ou par un trouble psychologique, contrairement à la croyance populaire. Il est également important de préciser que l’intelligence n’en est aucunement affectée. Cependant, les bègues sont d’avantages sujets à la stigmatisation. Ceci peut affecter, entre autres, leur estime de soi, influencer négativement leur recherche identitaire ainsi qu’augmenter leur anxiété5. Malgré qu’il n’y a aucun remède miracle pour « guérir » le bégaiement, il est tout à fait possible d’apprendre à contrôler le bégaiement grâce à des thérapies de fluidité offertes par des orthophonistes1. 

À la suite de cette lecture,  de nombreuses questions vous auront peut-être traversé l’esprit. N’ayez crainte, vous recevrez une infolettre tous les 2 mois avec de l’information supplémentaire et des trucs pour mieux vivre avec le bégaiement. D’ici là, n’hésitez pas à nous écrire sur Facebook ou par courriel pour nous poser vos propres questions. Vous pourriez les retrouver dans une prochaine infolettre!

Références

1 Conture, Edward G., « Treatment Efficacy: Stuttering », Journal of Speech and Hearing Research, no 39, 1996, p. 18-26. 
2 Fisher, Simon E., « Genetic Susceptibility to Stuttering », The New England Journal of Medicine, 2010. 
3 Gordon, Neil, « Stuttering: Incidence and causes » Developmental medicine & Child neurology, no 44, 2002, p. 278-282. 
4 Kell, Christian A. et al., « How the brain repairs stuttering » Brain: A Journal of Neurology, no 132, 2009, p. 2747-2760.
5 Messenger, Michelle et al, « Social anxiety in stuttering: measuring negative social expectancies » Journal of fluency disorders, no 29, 2004, p. 201-212
6 Rout, Nachiketa et al., « A survey on conceptions of stuttering » Libertas Academia, 2014, p. 7-13.

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