
Le mois d’octobre est toujours une période très occupée à l’association. C’est un mois important parce que le 22, c’est la journée internationale de sensibilisation au bégaiement (JISB), et qu’une grande partie de nos activités se déroule autour de cet événement annuel. Pour moi, qui suis responsable des activités et des services, ça veut dire de m’assurer que tout soit prêt pour ce mois de rassemblements et de visibilité.
Plusieurs mois de travail sont nécessaires pour arriver à ce que tout roule bien durant les activités prévues. Que ce soit de confirmer des partenariats avec des villes, des organismes et des professionnels ou de préparer du matériel, chaque action est orientée vers l’objectif de la JISB : faire une place au bégaiement dans l’espace public et en parler.
À l’automne, on va à la rencontre de ceux qui donnent un sens à notre travail : nos membres. C’est l’occasion de rencontrer les jeunes bègues et leurs familles, de les écouter et de comprendre ce qu’ils viennent chercher en adhérant à l’AJBQ. À partir de ces informations, on peut mieux les outiller. Ces rencontres donnent lieu à de belles discussions avec nos membres et leurs remerciements pour nos actions sont très gratifiants.
Le grand public n’est pas en reste en octobre avec nos autres activités. Ma plus grande fierté : avoir travaillé avec les équipes d’une soixantaine de bibliothèques publiques du Québec pour mettre en valeur des livres sur le bégaiement. Je suis ravie de voir qu’une place est faite pour la sensibilisation au bégaiement dans ces lieux que j’affectionne tant. De belles collaborations avec les équipes des bibliothèques se créent à travers cette initiative que je souhaite voir se renouveler d’année en année. Enfin nous terminerons ce mois bien chargé avec le Salon de l’apprentissage de Québec. C’est notre chance de discuter avec les professionnels de l’éducation et de briser des mythes et des tabous sur le bégaiement.
La planification de tels événements implique beaucoup de préparation matérielle! Chaque détail est réfléchi pour que le message passe bien. Quels documents seraient utiles aux parents qui assisteront à l’atelier? Comment sera disposé notre kiosque? Et si on ajoutait un coin ludique pour les enfants qui accompagneront leurs parents? Heureusement que notre entrepôt est bien garni de jeux et de matériel de présentation et que notre équipe déborde de créativité. La plus grosse préparation est sans contredit celle nécessaire à notre présence au Salon de l’apprentissage. On veut pouvoir en mettre plein la vue à nos visiteurs, la plupart ne connaissant pas notre existence ni nos services. Pour capter leur attention et qu’ils se souviennent de l’association après leur passage, il faut penser à tout; un visuel attrayant, des documents clairs et en quantité suffisante, des surprises à distribuer, un concours intéressant, etc.
Après des dizaines de courriels, de rencontres, de commandes, d’allers-retours à l’entrepôt, d’impressions de logos sur des chandails, c’est le moment de voir notre travail prendre vie auprès de ceux pour qui on le fait : les jeunes qui bégaient, leurs familles et leur entourage. C’est un privilège de pouvoir éduquer la population sur le bégaiement et de côtoyer ceux et celles qui bénéficient de nos services. La participation des membres à nos activités et l’intérêt des gens qui viennent à notre rencontre me confirment que je suis à la bonne place.
Orise Lanouette-Lefebvre, responsable des activités et projets à l'AJBQ